MUSIQUE

Jusqu'aux oreilles

Paru en janvier 2009

Espace

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Courage

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La fuite de l'autruche

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Au creux de ta main

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Mes oreilles

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Autoportrait

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Temps

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Les pieds dans les larmes

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Au bord du vide

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Sur la tête

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Non

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L'abri

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Soigner ton coeur

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Terre-a-terre

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Espace — paroles: / musique:

J’arrive entre ce que tu es
Ce que tu dégages et ce que tu crois être
Et il y a beaucoup trop d’espace

De l’espace à ne jamais se trouver
À douter pour toujours du fond de vérité
De l’espace entre ce que j’ai cru et ce qui est

C’était si beau, vu de loin
On croyait presque que tu ne faisais qu’un
C’était si beau, vu de loin
J’en suis presque tombée

Je croyais te lire, mais entre ce que tu es
Ce que tu dégages et ce que tu crois être
Il y a beaucoup trop d’espace

De l’espace que toi-même ne sais habiter
Que tu perds à toujours douter
À tellement te mentir, tu finis par te croire

C’était si beau, vu de loin
On croyait presque que tu ne faisais qu’un
C’était si beau, vu de loin
Un moment, j’ai même cru que c’était toi
C’était si beau, vu de loin
Mais tu n’étais pas là
C’était si beau, vu de loin
Je suis presque tombée

Courage — paroles: / musique:

Mon courage n'avait vu pire
Que mes deux mains gauches pour le tenir
Devant toi pour tout te dire
J'avais les mots quant au respire

Il s'était lui-même retenu
Fixé si près du but
Et mon visage violacé
Minait ma crédibilité

En vérité, il m'a fallu mentir
Sur la tristesse que mon bonheur éprouve
De n'être jamais complet, car l'amour blessé
Finit par se compromettre et s'entêter

Et à la hauteur
De ma crédibilité
À cet instant, devant toi
Le ridicule aurait pu me tuer

Mais comme la suite ne serait qu'un regret
Si encore une fois je fuyais

Je préfère me contenir
Avec ce qu'il me reste dans les mains
Je préfère me dire
Qu’il m’en restera encore demain

Mon courage n'avait vu pire
Que le mal adroit de ces mains
Plus habile que je ne le fus
Pour te garder près de moi

Quand, au moment de vérité
Je n'ai su que mentir
Et au premier frisson éprouvé
Je n’ai fait que fuir

Me plaignant du malheur
Après qui je cours
Sous prétexte que le bonheur ne se tient plus debout
Car au bord de l'amour, soit l’on recule, soit l’on tombe.

Mais comme la vie n’est parfois qu'une suite de regrets
La lâcheté peut bien se trouver une autre épaule pour s'appuyer

Je préfère me contenir
Avec ce qu’il me reste dans les mains
Je préfère me dire
Qu'il m'en restera encore demain (bis) 

La fuite de l'autruche — paroles: / musique:

Je suis l’autruche qui se cache, se bouche les oreilles et ferme les yeux
Devant un monde abandonné, laissé pour mort par manque de courage
Je suis un silence hurlant au meurtre de l’enfance et de l’amour
La voix muette qui dénonce l’injustice et la haine

Je suis une complice coupable qui culpabilise
La tête bien enfouie dans le sable
Celle du genre que l’on méprise
L’autruche incapable qui paralyse
Devant les maux incurables de la terre… qui agonise

Je suis le bras gauche du diable, incapable et inutile
Réagissant maladroitement à tous ses cruels désirs

Je suis un pion voué à l’échec, une bataille qui ne se fera jamais
Un drapeau qui ne se lèvera pas sur un peuple uni et en paix

Je suis une complice coupable qui culpabilise
La tête bien enfouie dans le sable
Celle du genre que l’on méprise
Je suis l’autruche incapable qui paralyse
Devant les maux incurables de la terre… qui agonise (x2) 

Au creux de ta main — paroles: / musique:

Tourmentée, mon âme dans la brume soupirait doucement
J’accepterais en un battement d’ouvrir l’œil et d’assister à la vie
D’être consciente des pires horreurs
Pour sentir que ton cœur ne pense qu’au mien
Ah, si seulement ton cœur ne pensait qu’au mien
Les travers de la vie, je les chasserais en secret
D’un souffle puissant, et ils disparaîtraient
Et peut-être enfin tu serais mien
    
J’ai le cœur qui se débat au creux de ta main
Et le timbre suave de ta voix enflamme mon âme éteinte
Tu envahis mes songes et paralyses mes pensées
Y’a l’amour qui me ronge et que toi pour me sauver

Tourmenté, mon cœur fiévreux murmurait faiblement
J’accepterais d’admettre que la vie est cruelle, que l’être humain est pire encore
Et que l’espoir se fait de plus en plus absent
Pour sentir que ton âme ne désire que la mienne
Ah, si seulement ton âme désirait la mienne
Les pires atrocités, elles se consumeraient d’elles-mêmes
Périssant dans un coin de nos vagues souvenirs
Ah, si seulement ton âme désirait la mienne

J’ai le cœur qui se débat au creux de ta main
Et le timbre suave de ta voix enflamme mon âme éteinte
Tu envahis mes songes et paralyses mes pensées
Y’a l’amour qui me ronge et que toi pour m’assouvir

J’ai le cœur qui se débat au creux de ta main
Et le timbre suave de ta voix enflamme mon âme éteinte
Tu envahis mes songes et paralyses mes pensées
Y’a l’amour qui me ronge et que toi pour me sauver

Mes oreilles — paroles: / musique:

Tu parles, tu parles, tu dis, mais tu n’dis rien
Que des mots en rafales sans but et sans liens
Tu déraisonnes d’une voix qui grogne
Croyant à l’illusion que l’on comprend à la force du ton

Mais voilà que tu éclates à mon plus grand désarroi
Rempli de mots disparates que je ne comprends pas
Arrête donc tes inepties, je veux avoir le cœur net
Tu parles à l’infini, c’est pire qu’une devinette

Un déluge de mots expulsés exprès
Pour laver mon cerveau et te défouler bien fait

Tu cries et tu cries, mais moi je ne t’entends pas
Je n’entends qu’un bruit blanc qui sort de toi
Tu cries et tu cries, mais pourquoi tu cries comme ça?
T’as pas encore compris que j’t’écouterai pas
Tu cries et tu cries, mais moi je ne t’entends pas
Dis-moi des mots gentils et peut-être là…
Tu cries et tu cries, mais pourquoi tu cries comme ça?
T’as pas encore compris que j’t’écouterai pas

Tant que tu ne me diras pas doucement ce qu’il y a
Je boucherai devant toi mes oreilles de mes doigts

Tu parles, tu parles, tu dis, mais tu n’dis rien
Prends ton temps et ravale, la rage ne te va pas bien
Ta langue bafouille au même rythme qu’elle se fourche
Des mots qui trahissent ton mal farouche

Arrête de te débattre et reçois ce que je te donne
Il n’y a rien de plus beau que deux âmes qui s’abandonnent
Et si toujours tu perçois le calme dans ma voix
C’est pour qu’enfin tu sois encore plus sûr de toi

Commandé par l’emprise des émotions qui grondent
Te prennent et te conduisent aux abysses les plus sombres
            
Tu cries et tu cries, mais moi je ne t’entends pas
Je n’entends qu’un bruit blanc qui sort de toi
Tu cries et tu cries, mais pourquoi tu cries comme ça?
T’as pas encore compris que je t’écouterai pas
Tu cries et tu cries, mais moi je ne t’entends pas
Dis-moi des mots gentils et peut-être là…
Tu cries et tu cries, mais pourquoi tu cries comme ça?
T’as pas encore compris que je t’écouterai pas

Pa-pa-pa-pa-la-pa-pa-la

Tant que tu me diras pas doucement ce qu’il y a
Je boucherai devant toi mes oreilles de mes doigts 

Autoportrait — paroles: / musique:

Je suis le matin lorsqu’il s’étire
Je suis des lèvres qui veulent sourire
La folie plus que le savant
Le oui et le non en même temps

Je suis la cause de trop de soucis, un petit geste, mais incompris
La raison qui veut faire comprendre, l’enfant qui ne veut rien entendre

Je suis trop souvent moi, et si l’on échangeait nos bottines, pour une fois
Voir ce que c’est, que d’être toi
Se fabriquer un nouveau souvenir, que l’on gardera

Je suis l’espoir qui espère encore
Une conviction qui s’enracine dans mon corps
Je suis la tête dans les nuages, l’erreur sur le passage
Je suis la faute qui demande pardon, une petite qui apprend sa leçon
Je suis le calme et la tempête, le sommeil pour que l’on rêve

Je suis trop souvent moi, et si l’on échangeait nos bottines, pour une fois
Voir ce que c’est, que d’être toi
Se fabriquer un nouveau souvenir que l’on gardera
Se fabriquer un souvenir-surprise que l’on gardera

Temps — paroles: / musique:

Assise bien confortablement
Chaque seconde se pavane
Se reproduit éternellement
Dans les soupirs
Des cœurs en pannes

Inutile reste que la déprime
Maladroite en tenant mon estime
Toujours lasse d’être lasse
Quand la paresse prend toute la place

Et l’on dit que le temps arrange les choses
Mais quand la chose est qu’on a trop de temps
Va-t-on savoir ce qui arrange
Nos pauvres vies de carence

Chaque jour est une mauvaise nouvelle
Qui s’éternise dans l’attente
Sans volonté ni but réel
Juste l’ennui de plus en plus pesant

Même sur la pointe des pieds
Cette vie n’arrive à la cheville d’aucune autre
Le fond est un doux confort
Comparé à ce que remonter demande comme effort

Et l’on dit que le temps arrange les choses
Mais quand la chose est qu’on a trop de temps
Va-t-on savoir ce qui arrange
Nos pauvres vies en carence

Et l’on dit que le temps arrange les choses
Mais quand rien n’est à arranger
C’est toujours pour ceux qui n’en veulent pas
Que le temps veut rester

Les pieds dans les larmes — paroles: / musique:

Si court fût-il, le bon temps est parti
Laissant toute la gravité s’appuyer sur moi
Moi, qui manque tellement de ton équilibre
Moi, qui tombe si souvent à en perdre le fil

Si beau fût-il, le bon temps s’est assombri
Laissant dans l’obscurité le souhait de te revoir ici
Moi qui ne brille que dans ton reflet
Moi qui ne vois plus bien derrière l’eau trouble de mes yeux

Les pieds dans les larmes
L’espoir a tout dit
Sans même parler
Comme si j’avais compris

Mais dans ma tête toujours tu es pris
Tu dors sur ton nuage
Trop fragile pour oser venir dans mon ciel

Dans mes yeux, ton visage
Persiste malgré la pluie
Ton image coule trop doucement

Et les pieds dans les larmes
J’écoute l’espoir faiblir
Le souffle sourd
Mais tu dors toujours (x2)

Si court fût-il, le temps
De t’aimer s’est enfui
Laissant un peu d’indifférence
Envers ton ciel tout gris

Au fond j’ai de la chance (x2)
Car les pieds dans les larmes
J’aurais pu me noyer
J’aurais pu sombrer

Au bord du vide — paroles: / musique:

J'ai le ventre dans la gorge qui tape du pied
Les orteils au bord du vide, prête à me lancer
Mais j'ai mes souvenirs qui cognent, qui veulent rester
J'ai la nostalgie dans les yeux, et la vie dans mes souliers
M'ordonne d'avancer si vite que même mes yeux
Ne peuvent remarquer les sillons que sur ma peau le temps a laissés
J'ai trop d'au revoir abandonnés
De faux adieux oubliés
Trop de mots emprisonnés dans la peur de regretter
C'est bizarre que l'on soit tous à suivre le même chemin, tous
Surpris par les craintes et les joies qui sautent pourtant de vie en vie
Qui reviennent aussitôt qu'elles ne sont plus là
Que l'on déteste, mais que l'on cherche, qui nous poussent à traverser
en vitesse la vie
Mon horizon est bordé d'escaliers, j'ai pour seule issue de les descendre ou
de les monter
J'ai la nostalgie dans les yeux, la vie dans mes souliers
M'ordonne d'avancer si vite que mes pauvres oreilles
N'ont pas entendu ma voix passer du haut au bas
J'ai les jambes bien plus grandes que l'image que j'ai de moi
Encore toute petite, croyant fort, fort que le ciel est bleu alors qu'il est noir
Toujours dans ma petite bulle d'air, à croire la vie sans travers
C'est bizarre que l'attraction puisse au ciel m'emmener
À moins que tout près d'l'horizon je décide de descendre les escaliers
De surprendre au détour ce que la vie a tracé sur mon chemin
Comme si j'étais son dessin
J'ai le ventre dans la gorge qui tape du pied
Les orteils au bord du vide, prête à me lancer…

Sur la tête — paroles: / musique:

Je me demande bien comment vous faites pour marcher
Avoir une tête si grosse me ferait sûrement tomber
Mais vous, vous la portez si haute que vous pouvez vous appuyer sur la tête
des autres pour pouvoir avancer

Les jours passent et se défilent sans même que vous en goûtiez la saveur,
que vous puissiez le sentir
Non, la vie, c’est pas trop facile et, si vous ne souriez jamais, alors c’est pire
Les gens autour sont fébriles, mais vous ne réussissez pas à humer l’odeur
de ce qui fait frémir
Vous prendre au sérieux est futile, si vous voulez goûter au bonheur,
alors on respire

Je me demande bien comment vous faites pour marcher
Avoir une tête si grosse me ferait sûrement tomber
Mais vous, vous la portez si haute que vous pouvez vous appuyer sur la tête
des autres pour pouvoir avancer

ouhouhouhou

Les jours passent et se défilent sans même que vous en goûtiez la saveur,
que vous puissiez sentir
Non, la vie, c’est pas trop facile et, si vous ne souriez jamais, alors c’est pire
Les gens autour sont fébriles, mais vous ne réussissez pas à humer
l’odeur de ce qui fait frémir
Vous prendre au sérieux est futile, si vous voulez goûter au bonheur
alors on respire

Je me demande bien comment vous faites pour marcher
Avoir une tête si grosse me ferait sûrement tomber
Mais vous, vous la portez si haute que vous pouvez vous appuyer sur la tête
des autres pour pouvoir avancer

Je me demande bien comment vous faites pour marcher
Avoir une tête si grosse me ferait exploser
Mais vous, vous prenez un grand plaisir à vous étaler de votre estime obèse
pour pouvoir avancer

Non — paroles: / musique:

Hilarante petite moi, encore et toujours
Sans faire de pluie, j’ai provoqué l’orage
Je suis comprise seulement comme on le veut bien
Me taire ici ne serait pas un luxe

Étourdie de petite moi, pour la millionième fois
Sans faire mes nuits, j’ai mis fin à mes jours
Je crée toujours l’envers de ce que je veux
Par chance, je ne demande pas la mer à boire

Si naïve et insouciante oui, moi encore
J’ai mis le feu sans même faire de fumée
Je voudrais le refaire que je ne réussirais même pas
Sans commentaire, oui je sais, mais essaie-toi…

Si je te demandais un instant
D’être mon soleil à l’horizon
L’équilibre pour me garder sur le fil
Tu dirais probablement non

Si lunatique, mais tellement prévisible, moi
Voulant aller trop loin, je me suis perdue
Le rouge en signe d’alerte et d’arrêt n’est pour moi qu’une belle couleur
À me montrer un trop droit chemin, moi je ne suis plus

Folle, oh oui ! je sais, peut-être un peu beaucoup parfois
Comme une vieille habitude dont on ne se défait pas
J’avoue, j’y prends plaisir et assume chaque faux pas
C’est pas vrai, des fois je le mets sur ton dos (à toi)

Si je te demandais un instant
D’être le soleil de mes saisons
L’équilibre pour me garder sur le fil
Tu dirais probablement non
Si je te demandais simplement
D’être la réponse à ma question
La cadence pour que toujours batte mon cœur
Tu dirais probablement non (X 3)

L'abri — paroles: / musique:

Viens à l’abri
Dans mon paysage
Viens voir de mes yeux
Ton sombre naufrage

Trouve la sortie
De ce passage
Dans ce chapitre malheureux
Dont tu ne tournes pas la page

Moi, sans faire de bruit
Je t’admire sur ton rivage
D’être pour moi
La plus grande personne qui soit

Moi, sans faire de bruit
Je me fais toute petite et sage
Juste pour être là
Juste pour être près de toi

Mais montre à cette époque de malheur
Qu’elle a fait son temps
Et qu’elle n’a vraiment rien vu
Pour croire qu’elle t’a vaincue

Oui, montre à cette époque de malheur
Qui tu es vraiment
Et qu’elle n’a rien vu
Pour croire qu’elle t’a vaincue

Viens à l’abri
Dans mon paysage
Viens voir de mes yeux
La grandeur de ton âme

Viens voir d’ici
Ce qui se dégage
D’un cœur grand comme le tien
Que tu as toujours sur la main

Moi, sans faire de bruit
Je t’admire sur ton rivage
D’être pour moi
La plus grande personne qui soit

Moi, sans faire de bruit
Je me fais toute petite et sage
Juste pour être là
Juste pour être près de toi

Mais montre à cette époque de malheur
Qu’elle a fait son temps
Et qu’elle n’a vraiment rien vu
Pour croire qu’elle t’a vaincue

Oui, montre à cette époque de malheur
Qui tu es vraiment
Et qu’elle n’a rien vu
Pour croire qu’elle t’a vaincue 

Soigner ton coeur — paroles: / musique:

Ta voix toute faible et fragile en dit plus encore que tes mots
Et ton sourire pas trop habile est tout ce qu’il y a de plus faux
Ta lourde vie te malmène et pèse sur tes épaules
Épuisé, tu traînes ta peine, souhaitant que le bonheur te frôle

Tes yeux ternis par le chagrin évitent toujours les regards fixant
Le vide au loin, prenant la lune comme échappatoire
Te protégeant d’une intrusion qui pourrait te blesser, mais empêchant
Aussi le bon d’enfin pouvoir t’aider
 
Comme j’aimerais soigner ton cœur, y’a trop de tristesse dans tes yeux
C’est tout sombre dans tes couleurs, ton univers ne va pas mieux (bis)

Le temps exécrable et moqueur vole toujours les instants paisibles
Rend éphémère le bonheur et la paix impossible
Ça rend le monde malade, le cœur tout abîmé
Perdu, se sentant coupable de ne pas savoir bouger

Tu ne vis plus que dans ton ombre, car t’habiter t’affaiblit
Tu t’es perdu dans les décombres des dures émotions de ta vie
Reviens à toi, je t’en prie (bis)

Comme j’aimerais soigner ton cœur, y’a trop de tristesse dans tes yeux
C’est tout sombre dans tes couleurs, ton univers ne va pas mieux (bis)

Comme j’aimerais soigner ton cœur,
C’est tout sombre dans tes couleurs

Terre-a-terre — paroles: / musique:

Une brise de souvenirs entre les plumes
J'avance sur le vent d'une page qui tourne
Effleurant de mémoire les chemins de ta peau
Respirant l'air qui s'était reposé contre toi
Ne plus jamais expirer pour pouvoir te garder
Mais tomber terre-à-terre aux quatre coins de moi
Ne plus jamais oublier pour pouvoir te garder
Mais tomber terre-à-terre au plus profond de moi

Remonter à dos de petite cuillère
Dans un printemps qui me pousse à fleur de peau
Et ton air à contre-courant capté dans la paume de mes mains
Cherche toujours à s'échapper, et bien tu n'as qu'à t'en aller
Que je tombe terre-à-terre aux quatre coins de moi
Et enfin me refaire sans toi
Que je tombe terre-à-terre aux quatre coins de moi
Et enfin me refaire sans toi
Que je tombe terre-à-terre aux quatre coins de moi
Et enfin me refaire sans toi